Nourrie par les représentations, sentiments et savoirs du groupe et par les stimulations du parcours traversé, la création partagée intervient quelques semaines ou mois après le terme de celui-ci.
Le Groupe Tala Madani s’est interrogé sur la sauvagerie: le « sauvage » a-t-il rapport à l’animalité ? Représente-t-il l’altérité fondamentale ? Est-il cette fiction dont use les peuples soucieux d’établir leur identité ?
Léopold Rabus a invité le groupe à participer à une performance collective, expérience concrète et secrète à la fois : renouer avec le « sauvage » en marquant de son empreinte une grotte. Le cinéaste Fabrice Aragno a suivi cette expérience introspective jusqu’aux entrailles de la forêt.
« Quelques bougies, le calme, l’humidité et l’étroitesse du lieu confère à ce moment une atmosphère particulière. » ( cf.carnet de bord du groupe)