Koburo
de Christian Denisart à L’Echandole à Yverdon-les-Bains

Il existe encore dans le monde quelques tribus vivant ou ayant vécu sans le moindre contact avec la civilisation. Il y a les Mashco-Piro au Pérou, les Waqyampi en Guyane, le peuple Ayoreo en Bolivie, les Neuf de Pintupi en Australie ou les dangereuses Sentinelles en Inde, mais aucune tribu n’est aussi étrange que celle des Koburo.

Alors que la plupart des peuplades isolées vivent dans des territoires très difficiles d’accès, on a trouvé des Koburo partout, parfois dans d’immenses mégapoles. Malgré cela, la coupure avec nos civilisations est totale : bien qu’elles semblent en avoir envie, il est extrêmement difficile de communiquer avec elles, leur langue est un mystère et leur écriture reste indéchiffrable. On ignore où elles dorment, se ravitaillent, se vêtissent.

La première Koburo a été découverte au tournant du XXIe siècle, sur l’île de Naoshima (Japon), la suivante deux ans plus tard, dans le centre de Kinshasa (RDC). À ce jour, seulement onze Koburo ont été recensées. Même s’il n’y a aucune raison de douter de leur existence, aucun Koburo mâle n’a encore été identifié.

Christian Denisart s’intéresse aux Koburo depuis 2011 et est l’une des rares personnes à avoir pu rentrer en contact, grâce à un langage basé sur des codes musicaux. Il travaille avec cinq d’entre elles depuis 2016 afin d’en savoir plus sur leurs mœurs très particulières et de comprendre d’où leur viennent leurs connaissances exceptionnelles en astronomie et sur la géographie du fond des océans.

Site de l’Échandole

 

 

La Mouche
D’après La Mouche de George Langelaan, adaptation et mise en scène : Valérie Lesort Et Christian Hecq

La Mouche ! Oui, vous connaissez cette histoire entre polar et science-fiction de George Langelaan que David Cronenberg a portée sur le grand écran. Une fable métaphorique dont l’adaptation superbement écrite par Valérie Lesort et Christian Hecq, dans la veine du burlesque et du grand-guignol, ne finit pas de surprendre et de donner des frissons d’horreur entre deux rires…

Dans une campagne profonde, Robert, la cinquantaine, vit toujours avec sa mère, Odette, qui rêve de le voir épouser la fille de la voisine. Ce « garçon », « soupe au lait », mais qui « ne ferait pas de mal à une mouche », s’est construit une « chambre-laboratoire » dans un hangar, où grâce à deux « télépodes », il multiplie les tentatives de téléportation. Tout passe par sa machine : un steak détourné d’un repas, le chien Croquette d’Odette, le lapin du clapier, la chaussette de la voisine et la voisine elle-même. Autant d’expériences qui ne sont pas sans conséquences. Et pourtant Robert prend le risque de se placer lui-même dans sa cabine de téléportation…

Cette histoire librement inspirée de La Mouche de George Langelaan et dont l’univers rappelle celui de La Soucoupe et le perroquet est vraiment déconcertante, car la fiction et l’imaginaire les plus débridés nous tiennent très vite (et joyeusement) lieu de réel – un réel fantastique.

Site du TKM