Conférence du 16 janvier de M. Gilles Clément au Forum de Meyrin

Un peu préoccupée avant la conférence, j’ai assurément oublié toutes mes contrariétés.

Soirée vivifiante et très dense en informations et ma mémoire n’a retenu qu’une infime partie de celles-ci.

M. Clément : un homme d’une érudition impressionnante qui n’a d’égal que sa modestie et son humilité.

Il n’était pas là pour nous parler des changements climatiques, de la dégradation déprimante de notre planète. Je n’ai pas tout saisi, bien sûr, mais ce que j’ai pu comprendre m’a enthousiasmée.

Les auditeur.trice.s étaient, me semble-t-il, en majorité des étudiant.e.s et des professeur.e.s.

J’ai compris que la nature avait des ressources infinies et s’adaptait à toutes sortes de bouleversement (contrairement à nous-autres humains !). Elle cache des mystères qui demeurent incompréhensibles, même aux yeux des érudits, des personnes qui l’observent et l’étudient depuis si longtemps.

Divers exemples ont été donnés pour expliquer l’évolution : comment certaines plantes qui ont vu le jour sous d’autres latitudes, voire même d’autres continents ont voyagé jusque chez nous.

L’eau est un élément essentiel à la vie. Il existe même des plantes qui en récupèrent dans des endroits où les pluies sont rares, voire inexistantes.

M. Clément cependant innove depuis longtemps pour respecter les bienfaits que la nature nous offre. J’ai souvent entendu l’expression « faire avec », « s’adapter ».

Il se bat contre le gaspillage, les produits chimiques qui étouffent les plantes, font disparaître des espèces d’insectes. Tout a de l’importance dans la nature, même les plantes, insectes, que l’on pourrait penser nuisibles.

Il n’est pas aisé de travailler dans cette spécialité. Malgré l’énorme bonne volonté de ceux qui oeuvrent dans ce domaine, ils se heurtent à une politique réfractaire, à de multiples obstacles, des incompréhensions et aussi de la mauvaise volonté.

Après cette conférence, je suis heureuse d’avoir chez moi un coin de jardin, une plante qui grandit comme elle peut, qui s’est adaptée au cours des années à son environnement pas toujours idéal.

La nature aura toujours le dessus, même face à l’ignorance dévastatrice de l’être humain.

Une sensation agréable que ce monde peut changer positivement grâce à ces personnes qui partagent leur savoir, donnent généreusement leur énergie et transforment nos zones urbaines.

Un regret : ne pas avoir pu partager avec Delphine, qui je l’ai appris trop tard était présente… et aussi Natacha, là incognito !